CPI : l'Arménie menacée par la Russie

Le président de l'Azerbaïdjan, le président russe, et le Premier ministre arménien ©AFP


Le petit pays du Caucase, allié de Moscou, a ouvert la voie à la ratification du statut de Rome, traité fondateur de la Cour pénale internationale. La démarche est tournée contre l’Azerbaïdjan et non contre Vladimir Poutine, désormais visé par un mandat d’arrêt.

Vladimir Poutine pourrait bientôt devenir persona non grata en Arménie, pays allié de la Russie. Cette perspective n’est plus exclue, depuis que la Cour constitutionnelle arménienne a jugé, le 24 mars, que le statut de Rome était conforme à la Constitution, ouvrant la voie à la ratification du traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI). 

Cette décision est intervenue une semaine après que la CPI a émis un mandat d’arrêt, le 17 mars, contre le président russe pour crimes de guerre en Ukraine. Si le Parlement ratifie le traité, l’Arménie se verrait donc dans l’obligation, en théorie, d’arrêter Vladimir Poutine en cas de visite sur son sol, et de l’extrader vers le tribunal de La Haye.

La Russie n’a pas tardé à réagir, en menaçant son alliée de « graves répercussions », selon une source du ministère des affaires étrangères, citée, lundi, par les agences russes officielles Tass et RIA Novosti. « Moscou considère que les projets d’Erevan d’adhérer au statut de Rome de la Cour pénale internationale dans le contexte des récents mandats d’arrêt illégaux et juridiquement nuls de la CPI contre les dirigeants russes [Vladimir Poutine et la commissaire aux droits des enfants Maria Lvova-Belova] sont absolument inacceptables », a-t-elle ajouté. De son côté, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que Moscou discuterait des implications de cette décision avec Erevan.

Avec Le Monde

Powered by Froala Editor


Post Tags



leave a reply

For post a comment you need to login your account. Login Now

Comments