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Dans un entretien accordé à France 24 la procureur générale de la cour pénale a fait comprendre « que la cour pénale n’est pas une institution politique ».

Au contraire, dit-elle, la cour pénale internationale dit le droit de façon professionnelle. Avec amertume, Fatou Bensouda, regrette que le gouvernement américain agit de telle sorte : « c’est une tentative d’ingérence sans lien avec l’état de droit cela n’a rien à voir avec le processus judiciaire, les juges de la CPI sont engagés contre l’impunité ,nous exprimons notre regret face à cette menace.La CPI c’est une cour soutenue par 123 pays, nous faisons notre travail de façon légitime, ni favoritisme »explique la procureure générale de la cour pénale au micro de France24.

A l’en croire, le décret présidentiel américain équivaut à une politisation du système judiciaire. « Nous faisons notre travail, nous ne faisons pas de la politique, nous sommes une cour ; effectivement, il y’a un risque de paralysie » dit-elle.

Pour la Procureure générale de la cour pénale, cette attitude suscite des interrogations et des inquiétudes par rapport à leur personnel.

Elle a vivement dénoncé l’attitude des États-Unis ; le fait de sanctionner les fonctionnaires de la CPI, qui enquêtent sur les crimes de guerre présumés commis par les troupes américaines en Afghanistan, est un acte de pure "vengeance politique".

Sur certaines accusations, elle essaie de comprendre les tenants et aboutissants : « le bureau du procureur exerce son mandat dans le plus grand professionnalisme » tient-elle à préciser.

Fatou Bensouda a affirmé avec hargne qu'elle est déterminée à poursuivre ses enquêtes, qui comprennent également l'examen des crimes présumés commis par Israël dans les Territoires palestiniens, malgré la pression que l'État hébreu exerce également sur la Cour.

Mapote Gaye à Dakar

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