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Le Gouvernement congolais s'est engagé à rapatrier le maximum des concitoyens bloqués à l'étranger suite à la pandémie du coronavirus qui sévit à travers le monde.

Dans le programme des autorités, selon Marie Tumba Nzenza, ministre des affaires étrangères, il est prévu de ramener tous ceux des compatriotes bloqués à l'étranger qui désirent regagner la mère patrie conformément aux instructions de la haute hiérarchie.

D'après les informations recueillies par election-net.com, ce rapatriement concernent essentiellement les vols à destination d'Afrique du Sud, de la Turquie ainsi que de Dubaï alors que des centaines d'autres sont également retenus à travers le monde notamment au Bénin où des sources concordantes avancent des chiffres approchant la centaine d'individus désirant regagner le pays.

"Moi je suis toujours bloqué à Cotonou où j'étais venu en formation. La presse ne parle pas assez de nous et pourtant Cotonou a beaucoup de congolais qui doivent rentrer à Kinshasa", écrit à election-net.com, Matthieu Luboya Tshiyoyi, ce ressortissant congolais qui se dit moralement affaibli par la situation.

"Ma situation comme celle de tant d'autres ici n'est pas très confortable. Tu peux imaginer quand Papa reste à l'extérieur de manière forcée, dans quel état d'esprit se trouve la famille à Kinshasa", fait-il savoir.

Au sujet des démarches entreprises auprès des autorités congolaises pour bénéficier de la mesure gouvernementale du rapatriement volontaire, Matthieu Luboya affirme avoir pris contact avec l'ambassade congolaise surplace sans qu'une évolution notable puisse être enregistrée.

"Le Chargé d'affaires Gabriel Salumu nous demande de patienter. Mais j'apprends que les vols en provenance de suisse, Cameroun et Maroc ont atterri à Kinshasa. Par quel miracle", s'indigne Luboya Tshiyoyo manifestement découragé.

"Je l'ai rencontré à Cotonou, et il m'a dit que le Ministère des Affaires étrangères avait demandé le recensement des congolais non résidents qui doivent rentrer. Je l'ai fait. Mais quand j'ai appris qu'il y a des vols qui atterrissent je me suis dit que peut être le Bénin est oublié. Et pourtant, étant un carrefour, beaucoup de congolais y arrivent. D'ailleurs s'agissant du covid 19, le Bénin n'est pas hautement atteint ( 25 cas )", poursuivit-il son histoire avant d'ajouter:
"Asky qui nous a transporté comme opérateur Ethiopians dit être prêt à nous ramener à tout moment. Il dit être prêt pour nous ramener et que Kinshasa tarde encore pour autoriser un atterrissage. Moi je devais rentrer le 26 mars. Je suis arrivé le 16 mars. Après l'annonce du président, j'ai changé mon billet pour le 22 mars mais arrivé à l'aéroport ce n'était pas possible.
Les gens qui me prenaient en charge pour l'hôtel pour la période de la formation sont presque dépassés. Les factures pourront être partagées si je traine encore. Je suis loin de ma famille, qui doit faire face à des dépenses et qui est très stressée. Je crains que je ne tombe pas malade loin de mon pays car sans argent ici", explique-t-il.

Pour lui, comme tant d'autres( près d'une centaine), la seule solution est "que les autorités coopèrent avec Asky , ensemble avec notre Ambassade ici ainsi que les autorités béninoises pour faciliter notre atterrissage. Une période de quarantaine pourra être observée à Kinshasa mais un contrôle avant décollage sera fait", suggère Luboya Tshiyoyi.

Frappée par la pandémie du coronavirus, la République Démocratique du Congo avait suspendu les vols commerciaux avec les pays à risque depuis le 24 mars dernier dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire décrété par le Président Félix Tshisekedi Tshilombo afin de minimiser la propagation de la maladie déclarée le 14 jours plutôt.

Jose-Junior Owawa

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