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En République Démocratique du Congo,la population vit au taux jours, Malgré la résurgence  de la pandémie du  covid-19 la population congolaise en général et celle de Kinshasa, en particulier fait face à deux défis. Vivre avec / ou survivre à la maladie de Covid-19 qui présente déjà ses effets néfastes sur l’économie, le pays a  atteint un  taux d’inflation de 5,7 % alors que la projection annuelle est de 8 %, selon les spécialistes.

Chaque jour qui passe, plusieurs Congolais avec un pouvoir d’achat faible sont  censés sortir pour nourrir sa famille  bien que vivant avec le covid-19 nous relate Ngimbi Jackson, revendeur des cartes prépayées au marché de selemebao. Pour lui « l’économie congolaise déjà  extravertie et fragilisée depuis plusieurs années ne pourrait   s’en sortir  que sur base des changements de politiques publiques en matière de gouvernance.  

Le gouvernement congolais  a pris des mesures pour palier à la crise  économique qui prend de l’élan, à cause de la pandémie du coronavirus, parmi les décisions, la rigueur dans l’application des mesures d’accompagnement des entreprises privées en allégeant  la charge des ménages.

Kinshasa, l’épicentre de la maladie c’est  l’impasse totale, la difficile crise sanitaire est ignorée par la population. La décision de confinement de la commune de la Gombe centre commercial de la capitale voire du pays. Après la proclamation de l’Etat d’urgence, pour tenter de maitriser la maladie du covid-19 , les choses ne semblent  pas être maitrisée. Plus de 500 cas déjà recensés, la situation ne frousse pas les habitants  qui continuent de s’entasser sur les lieux publics en dépit de la forte expansion du taux de la maladie.   

Le constat effectué sur terrain révèle que la faible production  est à la base d’une crise économique qui a provoqué l’inflation monétaire. L’instabilité du taux d’échange sur le marché, la dépréciation du franc congolais face aux dollars américains. Dans cette optique, le comité conjoncturel  qui se penche sur la stabilité du cadre macro-économique rassure l’implication du gouvernement  pour contenir les effets  de la pandémie sur l’économie.

La Banque centrale du Congo  a annoncé une série de mesures pour permettre d’atténuer l’impact négatif du Covid-19 sur l’économie congolaise. Dans son  communiqué publié, le 24 mars 2020 dernier, la BCC indique que cette situation qui paralyse l’économie mondiale a des conséquences économiques sévères pour la RDC.

«Depuis le début de cette année 2020, le monde entier fait face à une importante crise sanitaire marquée par la propagation de la pandémie de la maladie à Coronavirus, Covid-19. Cette situation paralyse l’économie mondiale et présente, de ce fait, des conséquences économiques sévères pour la RDC qui demeure fortement dépendante de l’extérieur », indique  la BCC dans ce document, tout en indiquant que pour atténuer l’impact de cette crise sanitaire sur l’activité économique et garantir la continuité des services financiers, la Banque Centrale du Congo  décide entre autre

la poursuite de la fourniture de la liquidité aux banques de manière à leur permettre de réaliser aisément les services bancaires attendus d’elles ;
2. la baisse du taux directeur de 9,0 % à 7,5 % dans le souci de réduire le coût du crédit ;
3. la mise en place d’un guichet spécial de refinancement d’une maturité allant de 3 à 24 mois, à l’effet d’augmenter les ressources des banques et leur permettre d’accroitre le financement de l’économie, à des conditions financières assouplies ;
4. la baisse du coefficient de la réserve obligatoire sur les dépôts à vue en monnaie nationale, qui passe de 2 à 0 %, dans le souci de libérer la liquidité au profit des banques ;
5. le report, au mois de janvier 2022, de l’entrée en vigueur des dispositions relatives au relèvement du niveau du capital minimum des banques, des COOPECs et des IMFs, afin de réduire la contrainte sur ces institutions financières ;
6. le gel des règles de classification des prêts pour permettre aux institutions financières de suspendre l’application des pénalités de retard sur les créances en souffrance pendant la période de crise.

Par ailleurs la BCC a invité les établissements de crédit et les institutions de micro finance à restaurer de façon prudente les prêts en souffrance en faveur des secteurs directement touchés par la crise (rééchelonnement des échéances, moratoires et ou délais de grâce, etc.).

S’agissant de la circulation fiduciaire, la BCC invite l’ensemble de la population congolaise à utiliser les moyens de paiement électronique (M-Pesa, Airtel Money, Orange Money, etc.) afin de réduire le risque de contamination due à la manipulation des espèces.

A cet effet, les dispositions ci-après sont prises:
7. l’approvisionnement des banques en billets de bonne qualité et en quantité suffisante, afin de permettre un bon fonctionnement de leurs guichets automatiques et répondre, en permanence, aux besoins de la clientèle ;
8. l’instruction faite aux banques de désinfecter au préalable les billets de banque avant leur remise en circulation ;
9. la suppression des frais sur les transactions en monnaie électronique et des frais variables sur les opérations inférieures à CDF 2 500 000, dans le système RTGS et ACH, jusqu’à fin décembre 2020 ;
10. le relèvement à USD 2 500, ou son équivalent en CDF, de la limite des montants des transactions journalières en monnaie électronique et le déplafonnement de la limite mensuelle des transactions électroniques ;
11. la promotion de l’interopérabilité bilatérale, d’une part, entre établissements de monnaie électronique et, d’autre part, avec les autres institutions financières, pour faciliter les transferts et les paiements dans les petits commerces.

En outre, la BCC compte sur l’utilisation de la monnaie électronique et scripturale, par les entreprises et services publics, en vue du règlement des factures ainsi que du paiement des taxes et impôts.

 Sur  ce schéma  de l’éclosion  de  l’économie mondiale  Hubert Kabasubabo, chercheur en économie n’exclut pas les possibilités d’un ébranlement de l’économie de la RDC, loin au-delà d’un système sanitaire essentiellement en dégradation.

Dans un entretien accordée à élection-net indique-il  que les « contradictions politiques  constituent  un autre facteur d’amplification, à côté de la fragilité financière, dans sa  tribune  Kabasubabu analyse les répercussions possibles du Covid-19 sur une économie RD-congolaise déjà en difficulté avec le ralentissement des activités économiques.

Patrick Félix ABELY

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