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Alors que la République démocratique du Congo (RDC) impose un embargo sur les exportations de cobalt depuis février, le géant minier Glencore a été contraint de déclarer la force majeure sur certains contrats, révèlent des sources proches du dossier. Une décision rare qui souligne les tensions croissantes dans un marché déjà fragilisé.
La RDC, qui produit 78% du cobalt mondial, a instauré une suspension de quatre mois pour enrayer la chute des prix, tombés à leur plus bas niveau en neuf ans. Cette mesure vise aussi à protéger ses recettes fiscales, alors que le surplus d’offre, alimenté par la production chinoise (CMOC Group) et une demande électrique moins forte que prévu, pesait sur les cours.
Glencore, deuxième producteur mondial, a dû s’adapter. Si certaines livraisons ont été suspendues (force majeure), d’autres clients continuent d’être approvisionnés, selon les termes contractuels. La société affirme, dans un communiqué à Reuters, que "tous les clients respectent les accords en cours", sans confirmer ni infirmer les déclarations de force majeure.
La suspension congolaise, couplée à une annonce similaire du groupe Eurasian Resources en mars, a fait rebondir les prix de 35% (à 15,80 $/livre).
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