Peter Kazadi Kankonde et Jean-Pierre Bemba
La répression brutale d'une manifestation de la secte Wazalendo signalée à Goma le mercredi dernier reste au centre de l'actualité au pays comme au niveau international.
Cette manifestation qui a occasionné la mort de 43 morts, 56 blessés continue à être condamnée par plusieurs personnalités politiques et sociales.
Kambale Promesse Matofali, député provincial du Nord-Kivu a dans un message sur son compte Facebook a indiqué dans un pays sous un régime non barbare, le gouverneur militaire, Constant Ndima Kongba, les ministres de la Défense Jean-Pierre Bemba, celui de l'intérieur Peter Kazadi Kankonde devraient démissionner et/ou être suspendus en attendant les enquêtes.
''Carnage à Goma, Dans un pays sous un régime non barbare, le gouverneur militaire, les ministres de la défense, de l'intérieur devraient démissionner et/ou être suspendus en attendant les enquêtes'', a-t-il écrit.
Cet autre appel à des sanctions
L'organisation Human Rights Watch dit avoir authentifié deux vidéos montrant des soldats congolais d'une unité d'élite jetant des corps à l'arrière d'un camion. Et précise que la plupart des corps sont conservés à la morgue d'un hôpital militaire, où les membres des familles des victimes se voient refuser l’accès.
Outre les victimes parmi les manifestants, un policier a été lapidé à mort, selon les forces de sécurité.
« Les forces militaires congolaises semblent avoir tiré sur la foule pour empêcher une manifestation, une manière extrêmement brutale et illégale de faire respecter une interdiction », a déclaré Thomas Fessy, chercheur principal sur la RD Congo à Human Rights Watch.
« Depuis deux ans, les autorités militaires utilisent l'état de siège dans la province du Nord-Kivu pour réprimer brutalement les libertés fondamentales. »
Enfin, Human Rights Watch indique que les autorités devraient immédiatement permettre aux membres des familles d'accéder aux victimes. Tout en émettant son vœu celui de voir les autorités militaires étant à la base de ce drame, être suspendues.
''Les hauts responsables militaires qui ont ordonné le recours à une force meurtrière illégale devraient être suspendus, faire l'objet d'une enquête et répondre de leurs actes dans le cadre de procès publics et équitables'', chute Human Rights Watch.
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