Des éléments FARDC, illustration
Plus de 200 militaires des Forces armées de la RDC (FARDC), membres de l’unité spéciale TIGRE, ont terminé ce mercredi 5 novembre, en Ituri, une formation intensive axée sur les tactiques de combat et le droit international humanitaire.
Cette session s’est tenue au centre d’instruction militaire de Diango, à kilomètres de la ville de Bunia, sous l’encadrement de casques bleus de la MONUSCO.
Réagissant, le Rwanda par le truchement de son ministre des affaires étrangères critiqué sévèrement cette capacitation des éléments FARDC par la MONUSCO.
Olivier Nduhungirehe dans sa publication sur son compte X anciennement appelé Twitter consulté par Election-net.com rappelle ce qu'il qualifie de liaison entre les FARDC et les génocidaires FDLR qui, selon lui, sont responsables des bombardements quotidiens de zones densément peuplées.
''Si j'ai bien compris, la MONUSCO, qui est une mission onusienne de maintien de la paix, dont le mandat principal est la protection des civils, est entrain de former l'armée congolaise (alliée à la milice génocidaire FDLR) à manier des armes lourdes et des drônes d'attaque, ceux-là même qui sont actuellement utilisés par les FARDC dans leur violation permanente du cessez-le-feu et dans leurs bombardements quotidiens de zones densément peuplées'', a-t-il écrit sur son compte X
Et de poursuivre :
''Ainsi donc, 26 ans après son déploiement, durant lesquels près de 20 milliards de dollars ont été dépensés, durant lesquels les génocidaires FDLR se sont renforcés et des groupes armés se sont multipliés, et durant lesquels les discours de haine et la persecution de communautés rwandophones se sont normalisés, la MONUSCO continue de faire la démonstration (s'il en fallait encore) qu'il s'agit de l'un des plus grands échecs de l'histoire des Nations unies'', a-t-il chuté.
À noter que du 6 octobre au 5 novembre, les soldats congolais ont bénéficié d’un renforcement de capacités portant sur : Le maniement et l’entretien des armes (AK-47 notamment) ; Les techniques d’embuscade et de survie en zone rouge ; Les techniques de combat rapproché sans arme ; Et les principes du droit international humanitaire, visant à mieux protéger les civils lors des opérations.
Des instructeurs militaires venus du Népal, de l’Indonésie et du Bangladesh ont dirigé cette formation, dans le cadre de l’appui opérationnel de la MONUSCO aux FARDC.
Cette initiative s’inscrit dans le renforcement de la capacité des FARDC à mener des opérations efficaces contre les groupes armés actifs en Ituri, responsables d’exactions contre les populations civiles.
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