L'Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA ), une organisation non gouvernementale de défense et de promotion de la liberté d’information basée à Kinshasa interpelle le Vice-Premier Ministre, Ministre de l'intérieur, Sécurité et Affaires coutumières,sur les brutalités policières enregistrées dans la dernière quinzaine du mois de juillet à Kisangani.
Dans une lettre adressée à Gilbert Kakonde avec ampliation au Premier ministre, dont election-net.com a parcouru le contenu, OLPA l'invite à instruire les services de son ressort à prendre des mesures pour la protection des journalistes et de leur matériel lors des rassemblements populaires.
OLPA qui proteste vigoureusement contre la brutalité policière vécue par des journalistes à Kisangani, chef-lieu de la province de Tshopo le 28 juillet 2020, informe le VPM de l'intérieur que les journalistes Delphin Bitumba, Jason Lohose, Jean Claude Funde, Justin Lifoli, Patrick Mangala, Pepe Lisungi, Pompon Beyokobana et Trésor Botamba respectivement journalistes aux stations privées de radios et télévisions Canal Congo Télévision (CCTV), Radio télévision numérique Boyoma (RTNB), Radio Force des médias télévision (RFM TV), Organisation pour la protection de l’environnement et de développement (OPED FM), Radio Flambeau de l’orient (RFO) et Mwangaza FM, ont été "molestés" par des éléments de la Police nationale congolaise (PNC/Kisangani), au carrefour du stade entre les communes de Makiso et Tshopo.
L'organisation évoque également le cas des journalistes Sébastien Mulamba et Steve Tisseron, respectivement éditeur du journal Kisangani news et journaliste du média en ligne Kis 24.info tous basés à Kisangani, pris à partie
OLPA précise que les éléments de PNC/Kisangani ont dispersé violemment les journalistes précités alors qu’ils voulaient effectuer leur reportage sur un rassemblement organisé par un regroupement des mouvements citoyens locaux dénommé « Collectif Tshopo Telema » qui exigeait la démission du gouverneur Walle Lufungula.
Plusieurs d’entre eux s’en sont sortis avec des lésions corporelles après des tirs des gazs lacrymogène et des balles, des matériels de travail (camera, cartes de service, téléphones,…) gravement endommagés et perdus, souligne-t-il.
L'observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique qui appelle Gilbert Kankonde d'instruire ses services à prendre des dispositions "qui s'imposent " pour la sécurité des journalistes lors des rassemblements populaires, souligne que les actes essuyés par les professionnels des médias de Kisangani constituent des atteintes graves à la liberté de la presse garantie par la loi congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits humains dûment ratifiés par le pays.
Pompon BEYOKOBANA depuis Kisangani
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