Le député provincial Alain Siwako a, dans une déclaration faite à election-net.com ce samedi 26 décembre 2020, dénoncé ''une énième complicité'' de la Monusco dans ce qui se passe à Beni, au Nord-Kivu.
Pour cet élu de Beni territoire, ''les égorgeurs faussement appelés ADF'' sont vêtus, nourris, pris en charge médicalement partout où il y a la base de la Monusco
Et de renchérir, qu'à ces endroits il y a massacre et les villages se vident de leurs populations sous l'oeil impuissant de ces casques bleus.
''[…]Je prends par exemple ces villages qui hébergent des bases Monusco : Mavivi, Mayimoya, Mamove, Kamango, Kisima…En aucun cas la monusco n'est intervenue pour empêcher le massacre des civils'', révèle-t-il.
Cependant, ce questeur à l'assemblée provinciale du Nord-Kivu a souligné que la Monusco est complice dans le massacre des civils à Beni et n'inspire pas confiance.
''[…]Nos populations de Beni doivent se lever pour imposer le départ immédiat de cette mission onusienne suicidaire de Beni'', a-t-il indiqué, car selon lui, ''tant que la monusco restera à Beni il n'y aura pas la paix et l'Adf prendra toujours le dessus sur nos forces armées''.
En outre, il a appelé de façon particulière la population de MUTWANGA, BULONGO, LUME à ne pas accepter l'implantation des nouvelles bases Monusco dans ces agglomérations.
''Accepter la monusco c'est accepter l'insécurité, les incursions de chaque jour. Je sais de quoi je parle. Il n'y a aucun dispositif sécuritaire à la frontière Rdc-ouganda pour faciliter le trafic aux égorgeurs qui portent le masque ADF sous la bénédiction de la Monusco et des quelques officiers anciens rebelles CNDP, M23 intégrés dans les FARDC'', a-t-il fait savoir
Enfin, cet élu de Beni territoire a noté qu'il n'y a pas la guerre dans son fief électoral mais plutôt un massacre planifié contre un peuple.
''[…]L'ennemi est connu, il est soutenu par la communauté internationale. La population est sacrifiée au même titre que les militaires patriotes qui tentent de sauver la situation sans y parvenir car trahis par leurs collaborateurs. À Beni, la monusco est l'un des principaux vecteurs de l'insécurité. Et donc nous demandons à toute la population de résister et empêcher l'implantation des bases Monusco à MUTWANGA,BULONGO, LUME. Le temps est arrivé pour nous sauver nous même et nous seul'', a-t-il conclu.
Prince Bagheni, à Goma
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