Ph d'illustration
Dans une déclaration rendue publique le lundi 1er juin 2026, Denis Mukwege a condamné avec la plus grande fermeté les attaques simultanées perpétrées par les terroristes des ADF dans la nuit du samedi 31 mai à Ngadi et Vemba, dans le territoire de Beni au Nord-Kivu, ayant coûté la vie à au moins 16 personnes.
Le Prix Nobel de la paix a présenté ses condoléances aux familles endeuillées ainsi que son soutien aux populations de cette région confrontées à la violence armée, à l'insécurité alimentaire et à la propagation du virus Ebola.
Selon lui, les massacres visant délibérément les membres de la communauté autochtone pygmée constituent non seulement une atteinte à la diversité culturelle du pays, mais également des crimes contre l'humanité. Il estime que ces populations, gardiennes des forêts primaires et du patrimoine culturel congolais, sont victimes d'attaques ciblées dans un contexte marqué par l'instabilité persistante dans l'Est de la République démocratique du Congo.
Denis Mukwege dénonce par ailleurs ce qu'il qualifie de « projet méthodique d'épuration identitaire et d'intolérance religieuse » mené depuis plusieurs années par les ADF contre certaines communautés de la région de Beni, de l'Ituri et contre les populations chrétiennes. Il affirme que ces violences s'inscrivent dans une logique visant à terroriser les populations, les humilier et les contraindre à quitter leurs terres riches en ressources naturelles.
L'ancien candidat à la présidence appelle la communauté internationale à mettre fin au « deux poids, deux mesures » dans le traitement des crimes commis en République démocratique du Congo et à renforcer la lutte contre l'impunité.
Il exhorte également les autorités congolaises à prendre des mesures concrètes pour protéger les populations civiles, dénonçant ce qu'il considère comme une réaction insuffisante face aux drames vécus quotidiennement par les habitants de l'Est du pays.
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